feu vert de l’UE pour prolonger et augmenter les aides d’Etat aux entreprises

La Commission européenne a approuvé ce vendredi la prolongation et l’assouplissement jusqu’en décembre 2023 des règles qui permettent aux États de soutenir financièrement leurs économies dans les conditions de la crise énergétique.

La Commission européenne prolongera l’assouplissement temporaire de ses règles limitant les aides d’État aux entreprises jusqu’en décembre 2023 pour permettre aux pays de continuer à soutenir leurs économies au milieu de la guerre en Ukraine et de la flambée des prix du pétrole et de l’énergie, a-t-elle annoncé vendredi.

En mars, moins d’un mois après le début de l’offensive russe sur l’Ukraine, l’exécutif européen a autorisé 27 États membres à accorder des prêts bonifiés et des subventions aux entreprises souffrant de sanctions et d’une forte hausse des prix du gaz, sous certaines conditions.

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Cet assouplissement des règles strictes de l’UE en matière d’aides d’État, qui devait expirer fin décembre 2022, a été prolongé d’un an dans un contexte de crise énergétique prolongée, tandis que Bruxelles relève considérablement les plafonds autorisés pour les aides aux entreprises. L’aide de l’État peut désormais atteindre jusqu’à 300 000 € pour les entreprises des secteurs de l’agriculture, de la pêche et de l’aquaculture (contre 75 000 € auparavant), et jusqu’à 2 millions € dans tous les autres secteurs (contre 500 000 € auparavant).

Mais notamment en ce qui concerne les aides apportées pour augmenter les prix du gaz et de l’électricité (subventions directes, avantages fiscaux, garanties, etc.), une entreprise pourra désormais percevoir jusqu’à 4 millions d’euros (contre 2 millions auparavant) – même plus jusqu’à 100 ou 150 millions pour les entreprises des secteurs les plus énergivores (mines, papeteries, industrie chimique, cimenterie, verrerie, sidérurgie, etc.).

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“Mesures économes en énergie”

Les modalités de cette aide sont considérablement simplifiées. La Commission insiste sur le fait que pour les entreprises bénéficiant des aides les plus importantes, le soutien public doit être conditionné à des objectifs de réduction de l’empreinte carbone de leur consommation d’énergie et à des “mesures d’efficacité énergétique”.

Enfin, Bruxelles élargit le champ des aides autorisées, permettant aux États de fournir des garanties publiques aux entreprises énergétiques pour les aider à couvrir les garanties financières nécessaires à leurs opérations sur les marchés de l’énergie, où le niveau des exigences en matière de garanties a bondi, créant de sérieux défis pour les liquidités. des entreprises à court d’argent.

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La révision adoptée vendredi “donne aux États membres plus de flexibilité pour mettre en œuvre des régimes de soutien appropriés, en continuant d’encourager la transition verte, tout en maintenant les garanties que les aides restent ciblées et proportionnées”, a déclaré la commissaire à la concurrence Margrethe Vestager. “Dans le même temps, cette structure préserve les incitations du marché pour que ces entreprises réduisent davantage leur consommation d’énergie, car elles devront toujours supporter une partie des augmentations de prix”, a-t-elle insisté.

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