quelles sont les idées reçues sur ce statut ?

Non-imposition de la TVA, compte bancaire professionnel obligatoire, faibles commissions… Les idées reçues sur le statut de micro-entrepreneur sont monnaie courante. Cet article est l’occasion de résumer le sujet.

Idées fausses sur les procédures administratives

Pour beaucoup, une micro-entreprise n’est pas une véritable entreprise dans le sens où elle implique moins de contraintes administratives. Si les formalités sont bien entendu simplifiées, tout cela ne dispense en rien l’entreprise des risques et obligations classiques (facturation, responsabilité professionnelle, impôts, prélèvements sociaux, etc.). Les spécialistes sont dispensés de la comptabilité et de la préparation des rapports annuels. Cependant, ils doivent créer et mettre à jour un livre de recettes et, pour certaines activités, un registre des achats.

De plus, une micro-entreprise n’est pas toujours le dispositif le plus intéressant d’un point de vue financier, car il est impossible de déduire le montant réel des dépenses des reçus. Au lieu de cela, les professionnels reçoivent une indemnité forfaitaire. Cela pourrait pénaliser ceux qui font face à des coûts supérieurs à cette allocation.

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Idées fausses sur la comptabilité

Les idées fausses sur la microentreprise s’appliquent également à la comptabilité. Certains prétendent que l’ouverture d’un compte bancaire professionnel est obligatoire, mais ce n’est pas vrai. La loi PACTE de mai 2019 est formelle à cet égard : les entrepreneurs indépendants doivent ouvrir un compte bancaire dédié à leur activité uniquement si leur chiffre d’affaires (CA) dépasse 10 000 € HT pendant 2 années consécutives. cependant, n’importe quel compte courant fera l’affaire.

Il existe également une confusion courante entre chiffre d’affaires et profit. Nous vous rappelons que le chiffre d’affaires correspond à l’ensemble des sommes perçues. Cependant, les micro-entrepreneurs paient des cotisations sociales (12%, 22% ou 22,2% selon le type d’activité) et doivent payer des impôts. Par conséquent, le bénéfice est bien inférieur au chiffre d’affaires mensuel. De plus, nombreux sont ceux qui croient encore que les micro-entrepreneurs ne sont pas assujettis à la TVA. S’il y a seuils de franchiselorsque les professionnels dépassent ces seuils, ils sont tenus de facturer la TVA.

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Idées fausses sur la vie quotidienne

Outre les idées reçues sur la gestion comptable et administrative, les micro-entrepreneurs sont confrontés à divers préjugés liés à leur quotidien. Par exemple, vous pouvez souvent entendre ce qui suit les premiers mois, voire les premières années, sont très difficiles financièrement parlant. Tout dépend de l’activité principale de l’entrepreneur, de sa motivation et de sa capacité à travailler. Beaucoup d’entre eux parviennent à gagner rapidement un revenu décent.

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L’idée que il faut travailler 7 jours sur 7 est également courant. C’est vrai qu’il y a de la fatigue mentale le week-end et les jours fériés, mais les micro-entrepreneurs peuvent choisir de travailler de 9h à 18h du lundi au vendredi ou de ne pas travailler le mercredi. L’équilibre travail-vie personnelle est même une priorité pour la plupart d’entre eux. Attention cependant à ne pas associer trop vite le statut de microentrepreneur à l’indépendance et à la liberté. En effet, n’oubliez pas que les réunions avec les clients ou partenaires, la gestion du service client et la comptabilité prennent beaucoup de temps.

(Photo : iStock)

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